Prévention et Secours en Montagne
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Mont Blanc

Altitude officielle Septembre 2023 : 4 805,59 mètres - Le Mont-Blanc, longtemps considéré comme l’aboutissement d’une carrière de montagnard, est devenu, à tort, au fil des années un produit de consommation.

Une affaire d'alpiniste

Haute-montagne !

Il devient nécessaire de redonner à l’ascension de ce sommet sa vraie valeur d’acte d’alpinisme et de redéfinir ses différents aspects : haute altitude, engagement physique, compétences techniques indispensables, préparation…


Depuis 2020, une Zone de Protection d’Habitats Naturels (APHN) visant à régler les problématiques environnementales et de sécurité a été mise en place par arrêté préfectoral. Ce dernier prévoit notamment la réservation obligatoire des refuges et l’interdiction de bivouaquer sur l’intégralité de la voie normale (entre le col du mont Lachat et le sommet) ainsi que la mise en place de contrôles.


Lire l'arrêté préfectoral


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Aperçu des itinéraires classiques

  • Itinéraire du Goûter
  • Les 3 Monts
  • Les Grands Mulets
  • La voie italienne

La voie normale du Mont-Blanc

1er jour : 

+1428 m du Nid d’Aigle au refuge du Goûter.
Entre 5 à 6 heures.

2ème jour : 

+1015 m du refuge au sommet / 2438 m du sommet au Nid d’Aigle.
Entre 10 et 12 heures.

Au départ du village des Houches ou de Saint-Gervais, les remontées mécaniques (téléphérique de Bellevue et le Tramway du Mont-Blanc) permettent de rejoindre le Nid d’Aigle.Trois refuges sur l’itinéraire : le refuge du Nid d’Aigle, le refuge de Tête Rousse et le refuge du Goûter permettent de scinder éventuellement la montée en trois étapes.

Itinéraire moins exigeant techniquement mais les dangers objectifs sont masqués par une apparente « facilité » : risque de chutes de pierres dans le couloir du Goûter, arête des bosses aérienne, parfois très effilée et présentant des passages raides quelque fois en glace.


Depuis 2020, une Zone de Protection d’Habitats Naturels (APHN) visant à régler les problématiques environnementales et de sécurité a été mise en place par arrêté préfectoral. Ce dernier prévoit notamment la réservation obligatoire des refuges, l’interdiction de bivouaquer sur l’intégralité de la voie normale (entre le col du mont Lachat et le sommet) ainsi que la mise en place de contrôles.


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Le Mont-Blanc par les 3 Monts : la traversée depuis l’Aiguille du Midi

1er jour : 

- 200 m / + 45 m du sommet de l’Aiguille du Midi au refuge des Cosmiques.
50 mn.

2ème jour :

 + 1425 m du refuge des Cosmiques au sommet.
1425 m du sommet au refuge et +370 m pour remonter au sommet du téléphérique. 
13/14 heures.

Au départ de Chamonix, le téléphérique de l’Aiguille du Midi permet d’atteindre le refuge des Cosmiques en 45mn : une première journée raccourcie mais un dénivelé important le 2ème jour.

L’itinéraire est relativement exigeant sur le plan physique (toute l’ascension se passe au-dessus des 4000 m) et technique avec des passages parfois délicats de rimayes (Mont-Blanc du Tacul – Mont Maudit ) et des pentes raides ( pentes du Maudit et mur de la Côte) qui peuvent être parfois en glace. Le danger objectif de chutes de séracs et d’avalanches dans les secteurs du Tacul et du Maudit n’est pas à négliger.

La descente peut s’envisager par le même itinéraire ou par la voie normale du Goûter.

L’itinéraire historique du Mont-Blanc

1er jour : 

+ 825 m du Plan de l’Aiguille au refuge des Grands Mulets.
4 heures.

2ème jour

+ 1699 m.
- 2500 m du sommet au Plan de l’Aiguille.
6 à 8 heures de montée et 3 heures de descente (en skis).
6 heures de descente à pied.

Au départ de Chamonix, le téléphérique de l’Aiguille du Midi permet de rejoindre la station intermédiaire du Plan de l’Aiguille.

Cet itinéraire est désormais très peu fréquenté en été et se fait essentiellement à la descente (glacier chaotique, risque important de chutes de séracs durant les traversées de la Jonction et du petit plateau.). Il est devenu essentiellement un itinéraire de ski de printemps avec l’alternative de la face nord du Dôme du Goûter qui permet d’éviter les zones instables et exposées des Plateaux.

L'itinéraire de la voie normale italienne

1er jour :

+1371 m au départ du parking du Combal (Val Vény). 
5 heures.

2ème jour :

+ 1739 m.
- 3110 m.
3 / 14 heures.

Cet itinéraire se situe sur le versant sauvage du Mont-Blanc et est moins fréquenté. Les difficultés techniques sont similaires à celles de l’itinéraire du Goûter mais le parcours glaciaire est parfois tourmenté et chaotique. Les dénivelés sont importants sur les 2 jours car il n’y a pas de remontées mécaniques pour l’accès au refuge Gonella.

Conseils et préparation

Quel que soit l’itinéraire envisagé, l’ascension du Mont -Blanc requiert une bonne préparation.
Le Mont-Blanc n’est pas un lieu d’initiation à l’alpinisme.

SUR LE PLAN TECHNIQUE

Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste des faces nord pour atteindre le sommet du Mont-Blanc mais il faut avoir :
Une bonne maîtrise des techniques de cramponnage : vous allez forcément rencontrer des pentes dont l’inclinaison se situe aux alentours des 40°. Celles -ci peuvent être en bonnes conditions (neige, marches) ou en glace vive.

Une bonne connaissance des techniques d’assurage : règles d’encordement, dévissages, auto sauvetage en crevasse. Ecoles de glace, stages l’initiation, courses d’entrainement sont vivement recommandés aux alpinistes néophytes.

SUR LE PLAN PHYSIQUE

L’ascension du Mont-Blanc est déconseillée aux personnes manquant de préparation physique ou se connaissant des problèmes de santé. Pour atteindre le sommet et en redescendre, vous allez devoir marcher entre 10 à 15 heures d’affilée en haute altitude.

Cette capacité sera déterminante pour atteindre votre objectif. Votre forme dépendra de votre disponibilité à vous préparer 4 et 6 mois à l’avance en effectuant des efforts d’endurance. La marche à pied, le vélo, le footing, le ski de randonnée en sont de bons exemples.

On n’est de toute façon jamais aussi entraîné qu’on le souhaiterait en vue de faire le Mont-Blanc. La fin de votre préparation se déroulera en montagne dans le temps qui précédera l’ascension en quelques sorties progressives au -dessus de 3000m.

Une bonne connaissance des techniques alpines de base associée à une bonne préparation physique et psychique vous permettront d’atteindre le sommet dans de bonnes conditions.

Tout est prêt ? Alors bonne course !

Questions / réponses

Comment ça se passe ?

Le Mont-Blanc est une course d’alpinisme en haute montagne qui est accessible à toute personne en bonne santé et sportive. L’ascension nécessite d’une part une bonne préparation physique, une acclimatation à l’altitude et d’autre part une bonne connaissance et maîtrise des techniques alpines et des règles de sécurité. Les personnes néophytes en matière d’alpinisme ou peu expérimentées doivent absolument s’entourer des services d’un guide. Ce dernier assurera la sécurité de la cordée, choisira le meilleur itinéraire en fonction des conditions de la montagne, évaluera la réalité de conditions et sera capable de trouver les réponses face aux difficultés (difficultés techniques, arrivée du mauvais temps, gestion du rythme et du stress….)

Partir avec un guide : combien ça coûte ?

L’ascension du Mont-Blanc est tarifée et les Compagnies de Guides seront à même de vous communiquer ces tarifs. Un guide part avec 2 clients maximum. Les professionnels proposent des stages de préparation Mont-Blanc sur plusieurs jours qui permettent d’optimiser les chances d’arriver au sommet. Ecole de glace, ascension d’un quatre mille précèdent l’ascension proprement dite.

Quel itinéraire choisir ?

Au départ de la Vallée, trois itinéraires peuvent vous permettre de rejoindre le sommet du Mont- Blanc avec des difficultés techniques et des dangers objectifs différents. Le choix de l’itinéraire doit être fait, bien entendu, en fonction de votre niveau technique mais bien évidemment en fonction des conditions des itinéraires et des éventuelles difficultés ponctuelles.

A quelle période prévoir l’ascension ?

En saison estivale, la période favorable s’étend de juin à septembre : les refuges sont ouverts et gardés, les remontées mécaniques fonctionnent (les dates officielles d’ouverture sont en ligne sur notre site) : l’ascension est donc plus « confortable » mais les itinéraires sont vite encombrés. A partir de la mi-septembre, la montagne retrouve petit à petit son calme et est vite délaissée dès lors que les remontées mécaniques sont fermées et les refuges non gardés. Pour une ascension à skis, la période se situe généralement à partir du mois de mars jusqu’au mois de mai. Ce seront ensuite les conditions météorologiques qui détermineront le meilleur créneau pour tenter l’ascension.

Combien de jours faut-il prévoir pour l’ascension ?

Quel que soit l’itinéraire envisagé, l’ascension du Mont-Blanc nécessite 2 jours : 1er jour : la montée au refuge - 2ème jour : l’ascension et la descente (à ne pas négliger !) Il est tout à fait envisageable d’aborder l’itinéraire sur un créneau de 3 jours pour s’économiser physiquement à la montée ou à la descente. Cette ascension est exigeante physiquement et ne doit pas devenir « un calvaire »

Puis-je aller seul au Mont-Blanc ?

Aller au Mont-Blanc, ce n’est pas suivre facilement un bon chemin derrière une cordée. C’est évoluer sur un terrain de haute montagne glaciaire sur lequel toute faute de cramponnage, tout dévissage ou toute chute en crevasse (il y a des crevasses sur la trace !) peuvent être fatales.

Quand et comment réserver les refuges ?

Les réservations sont obligatoires et il est nécessaire de respecter le protocole mis en place par chaque refuge (voir notre site internet). Ne tentez pas de monter quand le refuge affiche complet : pour des raisons de sécurité, les gardiens ne pourront pas vous accueillir. Attention toute forme de camping, y compris le bivouac, sont interdits sur la voie normale du site classé du Mont-Blanc. L’abri Vallot n’est pas un refuge, c’est un abri de secours et non pas une base de départ pour le Mont-Blanc. Vous passerez  une très mauvaise nuit (altitude, insalubrité) !

A partir de quel âge et jusqu’à quel âge peut-on tenter l’ascension ?

A partir de 16 ans, des adolescents très sportifs, entraînés et très motivés peuvent entreprendre l’ascension. Il est cependant conseillé que ces jeunes aient déjà gravi des sommets d’altitude plus raisonnable (4000 m). Il n’y a pas de « limite d’âge » (des personnes de 70 ans ont atteint le sommet) : c’est avant tout l’état de santé et la forme physique qui détermineront la possibilité de tenter l’ascension.

Qu’est-ce que le MAM ?

Le Mal Aigu des Montagnes survient, le plus souvent, après quelques heures à une altitude supérieure à 3000 m et est le signe d’un manque d’acclimatation. Il se caractérise par des maux de tête, une perte d’appétit, des nausées, un état de fatigue anormal. Si ces symptômes persistent et s’amplifient au cours de l’ascension en engendrant une perte du potentiel physique, il ne faut pas hésiter à faire demi-tour : le MAM s’atténue puis disparait avec la perte d’altitude. Toutes les personnes ne sont pas égales devant la survenue du MAM. La sensibilité de certains à l’altitude peut se manifester dès les 2000 / 2500 m et imposent alors une descente immédiate. L’ IFREMMONT (Institut de formation et de recherche en Médecine de Montagne) basé au Centre Hospitalier de Chamonix peut répondre à vos questions.

Quelles sont les contre-indications à l’ascension du Mont-Blanc ?

En dehors d’une contre-indication formelle de votre médecin, des affections temporaires (affection fébrile, infection, grossesse, âge….) doivent inciter à reporter l’ascension.

Quels dangers vais-je rencontrer sur l’itinéraire ?

La plupart des dangers sont des dangers objectifs inhérents à la haute montagne : ponts fragiles, risque de chute de séracs, de chutes de pierres, d’avalanches, arrivée du mauvais temps (perte d’orientation) etc. L’exposition à ces dangers peut être réduite avec la connaissance du milieu. Le repérage des zones à risques (donc le bon comportement pour limiter l’exposition), le respect des horaires de course, le demi-tour (arrivée du mauvais temps), le renoncement à la course (mauvaises conditions) permettront d’envisager l’ascension avec un maximum de sécurité. Une cordée peut se mettre elle-même en danger par son manque d’expérience technique ou mettre en danger une autre cordée qui la suit ou la croise. Le Mont-Blanc n’est pas un sommet banal et c’est une des raisons pour laquelle il est si convoité. Un certain nombre de personnes ne pratiqueront l’alpinisme qu’une seule fois dans leur vie en tentant de gravir le sommet. Alors, le Mont-Blanc : oui ! Mais pas n’importe comment !

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