Les postes de secours

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Notre mission

Lors des courses de trails, le terme de secouristes en montagne prend toute sa valeur. Nous assurons sur le canton de Chamonix, des postes de secours de type PAPS (point d’alerte de premier secours), tout au long du parcours de la course. Grace à un entrainement et un matériel spécifique, nous sommes en mesure de stabiliser et rapatrier un blessé en fond de vallée, où il sera pris en charge par un médecin, si celui-ci, n’est pas déjà à nos côtés.

Nos compétences

Titulaires du PSE2, nous sommes Pisteurs secouristes, guides, accompagnateurs en montagne en grande majorité. Nos activités, nous obligent à entretenir une condition physique à la hauteur des événements que l’on encadre. Des secouristes issus d’un autre milieu viennent également enrichir notre équipe et se voient proposer des formations et des entrainements spécifiques afin d’amméliorer leurs compétences et leur efficacité.

Les évènements

► 80kms du Mont-Blanc

Une épreuve toute nouvelle qui va s’imposer comme une des reines du calendrier. Un paysage exceptionnel, un dénivelé à couper le souffle, des passages techniques. Un bon test après la préparation hivernale. 15 secouristes engagés en 2013.

 CCC

La référence pour espérer atteindre, un jour, l’UTMB. Des paysages bucoliques et une fin de parcours infernale. 17 secouristes engagés en 2013.

UTMB

La reine des épreuves qui se décale 2 heures par rapport à la CCC et qui emprunte le même parcours lorsque les deux épreuves arrivent sur le canton de Chamonix. Certains secouristes accros enchainent les deux courses et passent ainsi ce fameux week-end de fin août en montagne. 17 secouristes engagés en 2013.

► Trail des Aiguilles Rouges

Le trail du pays. C’est un peu le trail entre copains. Sauf que les copains, ils ont un sacré niveau et qu’ils viennent parfois de loin. Un parcours qui change toutes les années ainsi que les conditions météo : neige ou soleil, c’est selon. 10 secouristes engagées en 2013.

► Chirv’athlon

Traditionnelle fête sportive de Servoz depuis 1989. La Chamoniarde y a ses habitudes et ses attaches.

► MontBlanc ski challenge

La course de ski/alpinisme de l’ESF Chamonix. Encore une occasion de retrouver des gens que l’on apprécie avant la ligne droite hivernale. 4 secouristes engagées en 2013.

Portrait de secouriste

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe secouriste du mois : Christophe BOLOYAN

Pour commencer cette rubrique, notre choix s’est naturellement porté sur notre ancien président et nouveau directeur (depuis janvier 2014) en remplacement de Ludovic Ravanel qui part vers de nouvelles aventures mais restera membre actif de La Chamoniarde.

 CV

Christophe BOLOYAN – Pisteur secouriste et Guide de Haute Montagne

Brevet National de Secourisme (BNS), ancêtre du PSC1, en 1989

Ranimation, ancêtre du PSE2, en 1989 Secouriste à la Croix-Rouge Française de 1989 et 1991

Pisteur secouriste aux Grands Montets depuis 1998

 

Diplôme de Guide de Haute Montagne en 2000

Monitorat National de Secourisme en 2001

Encadrement des stages de pisteur 2ème degré à l’ENSA depuis 2004

Diplôme de pisteur secouriste 3ème degré en 2006

Président de La Chamoniarde de 2009 à 2012

► Interview

Christophe, quand et comment as-tu découvert La Chamoniarde ?

J’ai découvert La Chamoniarde en 1999, après l’hiver particulièrement meurtrier dans la vallée (avalanche de Montroc, avalanche aux Grands Montets). Il est apparu qu’il fallait améliorer la coordination entre les professionnels et l’année d’après, à la demande de la Commune, La Société Chamoniarde de Secours en Montagne (qui deviendra « La Chamoniarde » en 2001) s’est mise à organiser les fameux exercices avalanche de début de saison. Etant pisteur et ayant participé à plusieurs de ces secours, il paraissait très important d’y participer. Ensuite, en 2002, fraichement diplômé « moniteur de secourisme », j’ai proposé mes services à ce titre pour les formations « adultes », à David Ravanel qui était directeur de La Chamoniarde à l’époque. Enfin, je suis entré au bureau directeur comme trésorier en 2007, puis devenu président en 2009.  

Quand et comment est arrivée cette idée de mettre en place des postes de secours ?

La mise en place des « DPS » (dispositifs prévisionnels de secours) s’est plutôt imposée à nous. L’organisation de l’UTMB cherchait une association à la fois agréée de sécurité civile et capable d’intervenir en montagne. La Chamoniarde, étant membre de l’ADSSM74 possède cet agrément. Il nous a fallu 2 mois pour solliciter les pisteurs de la vallée (forcément titulaire du diplôme de secourisme PSE2) et acheter le matériel nécessaire (oxygène, défibrillateurs, plan-durs, attelles..). Ça n’a pas été simple mais à ma grande surprise, le projet soulevait des vocations parmi les pisteurs et nous avons pu être une vingtaine répartis sur le parcours pour cette édition 2009. La météo était exécrable, et nous avons dû intervenir à de nombreuses reprises pour des coureurs hypothermes en particulier. Dès la première édition, nous avons prouvé notre efficacité dans ce type de terrain.  

Quelle est la différence entre un poste de secours en montagne et un poste de secours en plaine ?

En plaine, les évacuations de victimes peuvent se faire par tous les temps, en véhicule. Tandis qu’en montagne, si la météo ne permet pas une évacuation héliportée, il faut brancarder, parfois des heures et à 4 secouristes minimum. Les moyens et les délais ne sont pas les mêmes.  

As-tu une anecdote qui te vient à l’esprit lorsque l’on évoque les postes de secours ?

C’est sans nulle hésitation cette intervention de nuit (vers 2h du mat) pendant l’UTMB 2009. La course a été arrêtée à Vallorcine à cause d’une météo incroyablement mauvaise. Cependant, une centaine de coureurs était déjà engagée après le col des Montets. Il y avait deux hypothermes sévères pris en charges sur les postes de secours de la Tête aux Vents et de La Remuaz. Les secouristes sur place avaient mis les victimes à l’abri sous tente mais toute évacuation était impossible. Nous avons rassemblé alors une équipe de 7 secouristes et sommes montés en direction de la Remuaz en partant du col des Montets. Il pleuvait tellement que le chemin était devenu un torrent. Nous avions de l’eau aux genoux. A la faveur d’une accalmie, nous avons héliporté une première victime au petit matin avec CMBH mais le brouillard nous a obligé à brancarder la deuxième jusqu’à la Flégère. Il nous a fallu 4h avec un traineau « Franco Garda » et la roue (heureusement que nous l’avions), là ou normalement il faudrait 45mn en marchant. Pour ce secours, nous avons été chaudement remerciés par l’organisation de la course et avons obtenu le prix de la solidarité pour cette édition 2009.  

Comment vois-tu l’avenir de cette mission de La Chamoniarde ?

Je pense que notre savoir-faire n’est plus à démontrer mais nous devons néanmoins poursuivre les entrainements spécifiques, nous familiariser mieux avec la Franco Garda. Je souhaiterais également exporter nos compétences sur d’autres courses d’envergure sur le territoire Français. J’ai quelques idées…